EXPOSITIONS SUR LES ABORIGÈNES

A sète se termine bientôt une exposition originale sur ce peuple pas très connu d’Aborigènes et leur rapport très particulier à la Terre ; ils sont considérés comme les Premiers Hommes de l’Humanité. Nous nous souviendrons à ce titre de Lucie…

« Avec l’exposition L’ART ABORIGÈNE. Collection Pierre Montagne le Musée Paul Valéry a renoué avec ses visiteurs en leur proposant un voyage. À l’origine de sa collection, Pierre Montagne place l’émotion de la rencontre avec les Aborigènes, dont le dénuement et l’histoire douloureuse, puis les valeurs de respect, de solidarité et enfin de beauté qui les animent l’ont profondément touché. C’est à travers la profonde humanité de ce regard porté par un collectionneur que l’exposition invite à découvrir la peinture des Aborigènes comme l’expression de cultures, aujourd’hui tout particulièrement confrontées au défi de la mondialisation et de la transmission d’un héritage.

En Australie, sur ce territoire aussi vaste qu’un continent, les traditions artistiques sont parmi les plus anciennes au monde : la peinture rupestre est ainsi pratiquée sans discontinuer dans certaines zones depuis près de 30 000 ans, soit près de 15 000 ans avant la grotte de Lascaux. Mais, à partir du XVIIIe siècle, la colonisation européenne a profondément bouleversé les 250 cultures aborigènes qui existaient alors : la confiscation des terres et les transferts de population ont alimenté chez les Aborigènes la crainte légitime d’une disparition. Accompagnant les revendications territoriales, de nouvelles formes d’expression artistique sont alors apparues.
Les artistes aborigènes ont démontré une puissante faculté d’innovation. À partir des années 1950, certaines communautés ont ainsi délibérément choisi de transférer les modes d’expression de leur art rituel, situé au cœur de la vie religieuse et sociale, vers le domaine artistique. Les gravures sur bois, les fresques éphémères sur le sable, les peintures sur le corps ou sur la roche ont ainsi été transposées sur de nouveaux supports comme l’écorce ou la toile.


L’exposition accorde en particulier une place importante à l’un des mouvements artistiques les plus passionnants du siècle dernier, apparu au début des années 1970, dans des communautés aborigènes située près de Papunya. C’est en effet dans les espaces désertiques du centre de l’Australie qu’un groupe d’hommes initiés a élaboré une grammaire visuelle à partir d’un répertoire de signes semi-secrets. Lignes sinueuses, traces codifiées, empreintes et techniques pointillistes correspondent à une représentation du paysage où se révèlent les relations invisibles entre les mondes. Dans la pensée cosmologique des Aborigènes, le paysage porte en effet la trace de l’action de grands ancêtres, dont la force spirituelle nourrit sans discontinuer les générations suivantes. »

Extrait du commentaire du Musée Paul Valéry

Très curieusement en 2014 j’ai vu une exposition quai Branly à Paris au Musée des Arts Premiers sur les Aborigènes dont je vous propose un échantillon des œuvres ci-dessous.

En 1971, dans la communauté de Papunya en Australie, Geoffrey Bardon incite les aborigènes à transposer sur toile les motifs du « Temps du rêve », traditionnellement peints sur le sable ou le corps pendant les cérémonies rituelles. C’est là le début d’un courant pictural majeur : l’art contemporain aborigène.

Un de mes soucis est d’attribuer involontairement à l’Australie certaines de ces œuvres car l’exposition s’intéressait également aux peuples d’Amérique du Sud tels que les Mayas.

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