Nous étions déjà allés à La Couvertoirade un jour gris de décembre il y a une quinzaine d’années et cette visite – déjà un dimanche – s’était soldée par un échec car tout, mais vraiment tout, était fermé et il faisait un froid de gueux. Depuis le village a été classé plus beau Village de France et mérite sans conteste cette appellation.
Nous nous étions promis avec Jean-Louis d’y retourner un jour et c’est ainsi que ce dimanche 12 octobre nous avons réalisé cette promesse en découvrant avec plaisir un village encore empli de touristes et dont les trois restaurants se révèleraient combles.
Un peu d’histoire :
Lorsqu’au XIIIème siècle, l’ordre du Temple reçoit en donation une partie des terres du Larzac, ils viennent bâtir sur un éperon rocheux un château défensif au lieu-dit du Mas Aymar. Plus tard, au XVème siècle, à la demande des habitants et pour se protéger des fameux « routiers », les hospitaliers également nommés chevaliers de l’ordre de Malte*, feront construire l’enceinte des remparts en cinq années seulement. Hé oui en ce temps-là déjà on pouvait faire de solides constructions en seulement cinq ans !!!
La Couvertoirade, un des plus beaux villages de France, est un village fortifié du Larzac, à découvrir absolument : De ruelles en venelles, on découvre le four banal, les hôtels particuliers, l’unique château templier de France, l’église et ses stèles discoïdales, ses clefs de voûte ornées de la croix des chevaliers de l’ordre de malte, son moulin à vent rénové. Là, règne le pacte des pierres… On se laisse séduire par par la sérénité des lieux en dégustant les saveurs locales à la terrasse des tavernes, on flâne – en cet été tardif – d’échoppes en boutiques, pour rencontrer les artisans et les habitants qui parlent avec fierté de leur région. Promesse d’un voyage dans le temps, au cœur de l’histoire templière et hospitalier, sur les terres mythiques du Larzac, la Couvertoirade nous attend sur un territoire classé Patrimoine Mondial de l’Humanité.
Ci-dessous un florilège de photos de ces monuments dont certaines maisons remontent au quinzième siècle, qui vous donnera peut-être envie de visiter.
Un des ateliersSingulière venellePorte principale de la citéMeurtrièreUn des trois restaurants dans lequel nous avons mangé un aligoté bien entendu
*Avec l’ordre souverain de Malte, les chevaliers, de quelque grade sont-ils, participent de manière bénévole au soin des malades, des personnes vivant dans l’exclusion de la maladie, du handicap et de la pauvreté dans l’esprit de l’engagement qu’ils ont prononcé lors de leur admission. de leur choix d’une vie particulière.
Vichy est une ville du centre de la France, chef-lieu d’arrondissement du département de l’Allier, dont l’histoire est trop souvent réduite à son « gouvernement », au maréchal Pétain et à la collaboration. Il faut l’évoquer sur un plan touristique pour qu’elle devienne synonyme de cure thermale et de soin, de produits de beauté ou de pastilles digestives. Autant dire que cette charmante petite ville que l’on imagine souvent perdue quelque part en Auvergne ne jouit pas nécessairement de la plus attirante réputation touristique. Néanmoins, Vichy recèle un important et intéressant patrimoine tant culturel qu’historique, un patrimoine datant principalement du Second Empire.
Fin du IIIe siècle : D’abord identifiée sous le nom d’ «Aquis Calidis» (eaux chaudes) d’après la carte terrestre de l’époque dite «Table de Peutinger», le nom actuel de la ville dériverait du patronyme Vippiacum (domaine agricole).
Chaque année, le 23 juillet, a lieu une discrète commémoration, celle de la mort de Philippe Pétain. Elle ne se passe ni à Cauchy-à-la-Tour, sa commune de naissance dans le Pas-de-Calais, ni à l’île d’Yeu, où il est mort et enterré après avoir passé six années en prison. Cette messe de souvenir a lieu à l’église Saint-Louis de Vichy. Car, dans l’inconscient collectif, la ville est toujours associée à cette page de notre histoire : les années 1940 à 1944, au cours desquelles l’État français fit de la ville la capitale d’une France réduite à la portion congrue par l’occupant allemand : la zone non-occupée, puis la zone sud quand, en 1942, l’armée allemande s’approprie le nord. Le destin de Vichy prend un tour inattendu en 1940. Jusque-là, la ville doit sa réputation à ses seules eaux thermales. En effet, sous le règne de Louis XIV, Madame de Sévigné venait déjà y soigner son arthrose avec succès. Au tournant du XIXe siècle, la réputation de la station s’amplifie avec la présence de Letizia Bonaparte, mère de l’empereur Napoléon, et, sous le Second Empire, celle de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie. Napoléon III aime tellement cette ville qu’il s’y fait construire plusieurs villégiatures, des chalets dans le style alpin lui rappelant sa jeunesse d’exilé en Suisse, à Arenenberg. Pour Vichy commence alors un long règne. Son urbanisme est entièrement revu pour en faire la « reine des villes d’eaux ». Un casino, une église, un hall des sources, des thermes, des villas éclectiques et de grands hôtels aujourd’hui un peu désuets que pour notre part nous avons eu la chance d’y résider le temps très court d’un week end et parce qu’elle était une étape sur notre trajet de retour vers notre ville d’adoption, Sète. Nous avons découvert une ville pas si endormie que nous l’imaginions mais qui ressemble par son architecture singulièrement à Biarritz avec la différence qu’elle est traversée par l’Allier au lieu d’être bordée par l’océan atlantique.
Extrait paru dans le quotidien local
Ce « dernier palace à l’ancienne » où tout de même le confort est actuel, est situé au centre, près du magnifique opéra de Vichy tout d’or vêtu qu’on n’a fait qu’entrevoir malheureusement, pour me permettre de faire des clichés de la salle.
Ci-dessous un florilège des photos que nous a inspirées cette belle pas si endormie où les touristes font nombre.
A lui seul, le style décoratif unique de Rudnicki, les teintes ivoire et or de l’Opéra de Vichy composent un édifice Art nouveau remarquable.
La salle de bains La salleLe plafond de la salle de spectacleEntrée de l’OpéraEsplanade NapoléonLe parc bordant l’hôtel Notre chambre au décor sobre de bon goût
Manifestement le temps nous a manqué pour visiter cette si belle ville; cependant nous avons pu faire une balade en bateau le long de l’Allier qui borde la capitale du département.
Lors d’une croisière, au détour d’une escale, nous nous sommes arrêtés à Spinalonga, autrement appelée jadis l’Île des Lépreux. Il s’agit d’un îlot forteresse situé face à la ville d’Elounda, dans le district régional du Lassithi.
Une antique forteresse avait été érigée pour protéger Olous (Elounda), alors l’une des villes principales de Crète entre 3000 et 900 ans avant JC.
Sur les ruines antiques, les Vénitiens ont construit en 1579 une puissante forteresse destinée à protéger le port d’Elounda. De hauts murs et deux bastions circulaires, sur le dessus de la colline, permettaient à l’artillerie de commander l’entrée du port.
Ce monument, dont il subsiste de nos jours d’impressionnants vestiges, était l’une des places fortes les plus importantes et les mieux défendues de la Crète et fut l’une des seules de toute celle-ci à ne pas tomber aux mains des Turcs, lors de leur conquête en 1669 après le siège de Candie.
Tout au long du XVIIe siècle, la forteresse est restée vénitienne et demeurée un refuge pour les Chrétiens se sauvant des Turcs. Après avoir résisté près d’un demi-siècle à la suprématie turque les Vénitiens durent céder la place aux Turcs en 1715 pour en être chassés à leur tour au début du XXe siècle par les Crétois.
Spinalonga a alors servi de lieu d’enfermement des lépreux de 1904 à 1957, après que ceux-ci aient vécu dans des quartiers misérables en dehors des villes crétoises. c’est le 9 juillet 1901 que le Parlement crétois adopte la loi 375 qui prévoit l’arrestation de tous les lépreux de Crète et leur déportation vers Spinalonga. Ce faisant les 1200 habitants Turco-crétois qui y séjournaient furent expulsés, le gouvernement crétois ne voyant pas d’un bon œil cette concentration ottomane dans l’enclave.
L’enfermement des lépreux est vu essentiellement comme une mesure sanitaire pour protéger les gens sains. En l’absence de traitement, le mode de transmission est encore inconnu et la maladie de ce fait est considérée à tort comme très contagieuse.
Pendant plus de cinquante ans il y eut de 300 à 500 personnes enfermées, privées de citoyenneté et rayées des registres de naissance.
Il n’y eut pas pour autant de léproserie à l’époque car les lépreux ne bénéficiaient d’aucun soin digne de ce nom. De même la situation sanitaire y était dramatique et ils ne disposaient même pas de l’eau potable.
Malgré cet abandon, les habitants s’organisent en créant une vie de village avec notamment école, boulangerie, cafés, barbiers etc… Confortés par ces aménagements ils exigent de l’administration aménagements sanitaires et soins médicaux. Mais ce sont surtout les fondations privées qui furent sollicitées davantage que l’administration grecque peu encline à les satisfaire. Il faudra des scandales pour qu’enfin les autorités grecques se préoccupent de leurs lépreux.
En avril 1957, l’île cesse de fonctionner comme léproserie nationale et les malades seront peu à peu transférés vers Athènes
Néanmoins, le dernier habitant de l’Île des Lépreux, un pope, y aurait vécu jusqu’en 1962.
Pour clore ce week end à Tanger offert par le cousin de Jean, Victor, ce dernier nous avait concocté une visite de cette ville typique du nord du Maroc, située à environ 110 km de Tanger, qui valait le détour (contrairement à Tétouan qui nous a paru sale, notamment dans la Casbah).
Le nom de Chefchaouen signifie en Amazigh Rifain « les cornes », Achawen, en raison des sommets montagneux qui dominent et entourent la ville.
Les deux « cornes » qui auraient donné leur nom à la ville
Chefchaouen, ou Chaouen, est une ville située dans les montagnes du Rif, au nord-ouest du Maroc. Elle est réputée pour les bâtiments remarquables de différents tons de bleu délavé de sa vieille ville. Des ateliers de maroquinerie et de tissage bordent ses allées pavées abruptes. Sur la place centrale ombragée d’Outa el Hammam se trouve la casbah aux murs rouges, forteresse et donjon du XVe siècle avec expositions ethnographiques et artistiques. Le minaret octogonal de la Grande Mosquée s’élève non loin.
le minaret ?
Pour que la ville conserve son bleu légendaire, obligation est donnée à ses habitants d’en repeindre les murs chaque année.
Mieux que tout commentaire je me contenterai de quelques images ci-dessous :
Quelques ruelles typiques de la Médina
le restaurant que Victor avait prévu ne nous a pas laissé un souvenir impérissable sauf que nous avons été plutôt mal accueillis puisqu’un tour de cadran s’est écoulé avant d’être servis d’un couscous sans grande imagination.
En sortant du restaurant et avant de retrouver notre taxi, nous sommes tombés sur une troupe de chanteurs et danseurs très enthousiastes.
Contrairement à Tanger, ville beaucoup plus cosmopolite et dont le caractère interlope a totalement disparu pour faire place à un accueil beaucoup plus chaleureux, seule de l’eau était au menu. Pas même une bière sans alcool !
Je croyais, pour en avoir entendu parler seulement en faisant des recherches sur internet sur la Drôme provençale, que cet endroit n’était guère connu. À voir la fréquentation de Roussillon par les touristes un 22 septembre, je me suis rendu compte que je m’étais largement fourvoyée.
Il y a longtemps cependant, alors que j’étais encore sous Windows, j’avais reçu un diaporama contenant des clichés de toutes les régions du monde réunies sur le sol français. Malheureusement c’était dans les années 2000 et je ne l’ai pas récupéré quand j’ai changé de système informatique en passant au Mac.
« pour les amoureux de la nature et les explorateurs en quête de trésor
« Un incontournable du Luberon à découvrir sans plus attendre tout au long des saisons et une aventure à vivre uniquement dans le Luberon au pays enchanté.
Pour avoir découvert grâce à une très récente série télévisée française les ocres de Provence, traitement arrêté à une période relativement récente (les années cinquante), nous avons pris la route ces deux jours derniers afin de visiter la Drôme provençale et plus particulièrement Rustrel et son Colorado ainsi que St Saturnin-sur-Apt et Roussillon. En fait, Colorado signifie couleur en espagnol même si les lieux font furieusement référence à l’état américain homonyme. Des anciennes carrières d’ocres en plein air aux allures de canyon, des reliefs impressionnants et sensationnels sous forme de cheminées de fées font du Colorado de Rustrel un lieu unique en France. Un vrai décor de carte postale grandeur nature sublimé par une belle palette de couleurs passant du jaune au rouge vif sous le soleil éclatant, avec pour fond un beau ciel bleu que l’on ne trouve que dans le sud. Comme le dit le site qui lui est consacré : c’est un camaïeu d’ocre renversant pour un dépaysement total et par là un incontournable du Luberon que nous avons adoré découvrir.
D’ailleurs nous nous sommes amusés avec Jean-Louis à envoyer les clichés à notre fils et à nos petits enfants en signalant que nous étions partis (re)découvrir le Colorado sans tambour ni trompette. Comme nous avions découvert ces mêmes grands Espaces américains à la fin du siècle dernier, j’ai pu constater que l’illusion est totale et en tout cas à l’échelle humaine. Ils se sont montrés sidérés de voir qu’un tel lieu existait en Provence alors qu’ils avaient fait des milliers de km pour voir les Grands Parcs américains.
S’agissant d’un site hyper protégé, le Colorado se visite uniquement à pied. Deux boucles permettent de parcourir et découvrir ce décor exceptionnel, comptez entre 1h à 2h de marche. Les sentiers sont bien balisés et les balcons installés le long de la balade offrent de magnifiques points de vue sur les différentes étendues d’ocres. Plus « sauvage » que le sentier des Ocres à Roussillon, la balade du Colorado Provençal offre de beaux panoramas que vous découvrirez ci-dessous. La beauté de ce site est le résultat combiné du travail des hommes et de la nature, c’est pourquoi il est important de conserver ce lieu chargé d’histoire en respectant les consignes données par les agents de protection du Colorado, afin que ce trésor perdure pour les générations futures. On pourra trouver sur l’une des boucles des vestiges de l’activité humaine tels que des rails, tuyaux et des pompes qui témoignent de l’importante activité ocrière (Sce le site internet).
Jean-Louis, en raison de ses difficultés à marcher sur des parcours trop accidentés, s’étant contenté de la randonnée A au signalement vert, j’ai continué seule vers celle au signalement orange. À mon grand étonnement ce parcours s’est effectué sur un trajet assez long sans rencontrer âme qui vive mais je me suis arrêtée à tous les points de vue pour bénéficier de cette vue incroyable tant sur le « désert » que les cheminées de fées que j’ai kidnappées grâce à mon iPhone et qui donne un superbe résultat auquel je ne dois pas grand chose. Les paysages sont changeants tout au long du parcours et passent par tous les coloris.
Revenus à Rustrel, petit village coquet aux maisons colorées, nous nous sommes rendus à la seule auberge de la localité. Après un repas délicieux comme savent les préparer les aubergistes, notamment une omelette au Banon en entrée et un tartare de thon pour moi tandis que mon époux prenait une alouette sans tête baptisée alouette provençale, repus, nous avons pris possession de notre chambre spartiate mais confortable. À noter que l’aubergiste est le spécialiste des frites pour lesquelles il se montre très généreux.
L’auberge de Rustrel au confort plutôt rustiqueChloé teintée d’ocre pour laquelle j’ai eu du mal à restituer sa teinte d’origine
Alliant nature et patrimoine, le Colorado provençal est une ancienne carrière à ciel ouvert, en plein massif forestier.
Le lendemain, avant de nous rendre à Roussillon nous sommes passés par Saint-Saturnin-sur-Apt, village haut perché où se trouvent des ruines importantes et un château qu’il faut vraiment mériter pour les découvrir, le chemin d’accès étant particulièrement pierreux et casse gueule pour tout dire. C’est encore seule que j’ai effectué cette petite randonnée mais cela valait la peine de d’arpenter ce chemin.
Après donc avoir arpenté le Colorado de Rustrel et ses espaces aux contrastes saisissants, du jaune le plus lumineux au rouge le plus profond, façonnés par six générations d’ocriers et de mineurs de fer, recommandé en cela par notre sympathique aubergiste nous sommes partis en direction de Roussillon en faisant un léger détour par St Saturnin-sur Apt que malheureusement nous n’avons fait que traverser pour aller admirer le point de vue sur la vallée.
Arrivés à Roussillon suffisamment tôt avant le déjeuner nous avons pris le chemin des Ocriers situés à l’entrée du village situé sur un pic rocheux.
Le village
D’abord l’étonnement : ce village situé sur un pic entièrement ocré, ensuite l’animation un 22 septembre créée, par un grand nombre de touristes ; après nous être assurés d’une réservation dans un restaurant, nous avons commencé avant toute visite de ce beau village, cité emblématique du Luberon et reconnu en tant que l’un des plus beaux de France, par la randonnée du Sentier des Ocres situé juste à l’entrée.
L’église du village … et la mairieAvec sa place très animéeJoli trompe l’œilPrésentation originale d’objets à vendreExposition de voitures anciennes
C’est un sentier entièrement arboré aménagé dans d’anciennes carrières dont l’exploitation s’est arrêtée dans les années cinquante.
Petit rappel historique :
Bien avant son exploitation industrielle, l’ocre a été utilisée à travers les millénaires. D’abord par les hommes préhistoriques au paléolithique, comme en témoignent les peintures rupestres et l’art pariétal, puis par les Égyptiens, Mésopotamiens, Grecs et Romains…
« Ocrement » appelée La Chaussée des Géants : c’est une balade exceptionnelle au cœur du plus grand gisement d’ocre.
L’ocre est un pigment résistant naturel et inaltérable composé d’argile et d’hydroxyde ou d’oxyde de fer. Cette matière colorante entre dans la fabrication des peintures, enduits et autres badigeons mais aussi dans de nombreux autres produits industriels.
Après extraction, le sable ocreux est lavé puis l’ocre obtenue sera séchée avant d’être envoyée en usine pour être broyée, calcinée et enfin conditionnée.
Pour la randonnée du Sentier des Ocres deux parcours sont proposés de 30 et 50 mn. Nous sommes époustouflés par les paysages spectaculaires qui s’offrent à nous dès le départ. L’ocre est partout, étalant ses variations de couleursnaturelles, ses paysages façonnés par l’eau, le vent et la main de l’homme. Pour ma part, j’ai abandonné mon mari pour rejoindre la grande boucle que j’ai parcourue pendant un long moment seule. Parvenue au sommet la vue sur le parc était incomparable. C’est ainsi qu’on voyage grâce à ces ocres du désert du Sahara au Grand Canyon américain, en passant par la Cappadoce turque.
Je vous propose de partir ensemble à la découverte de ces collines orangées qui éveillent l’imaginaire et vous transportent dans un univers coloré et naturel. Grâce aux ocres de Rustrel et à celles de Roussillon, vous voyagerez du désert du Sahara au Grand Canyon américain, en passant par la Cappadoce turque ! Plutôt prometteur, non ?
Sait-on que les gorges les plus étroites du monde se trouvent dans les Pyrénées Orientales à quelques encablures de Perpignan ? Nous les avons découvertes au cours de nos différentes prospections en septembre 2008.
Il existe à Sète un jardin privé particulier qui n’est ouvert que sur demande ou pendant les journées qui sont consacrées aux artisans d’art, en général en octobre.
Je vous laisse le découvrir car j’avais fait un diaporama de ce lieu extraordinaire en 2016 :
Ce week end est consacré aux portes ouvertes des artistes sétois et Marianne Thiébaud m’a informée que son jardin était renouvelé. Je pense donc y aller pour faire ce nouvelles photos et réaliser peut-être un nouveau diaporama.
Je suis allée le week end dernier visiter le jardin Land Art modifié assez profondément. Personnellement je préfère l’ancienne formule que je trouve beaucoup plus originale. Là le thème était résolument tourné vers un monde futuriste composé de robots de toute sorte. Certaines compositions sont faites à base de plastique remodelé ou encore des meubles en carton qui sont recouverts de papier. Le tableau que j’ai apprécié particulièrement est celui concernant le savant qui n’inventait que des outils inutilisables : tout était à l’envers.
Dans les années 90 nous avons eu l’opportunité de faire une croisière sur le Nil qui nous a laissé un souvenir impérissable. Pour la relater il me faudrait me fier à mes albums de photos, ce que je ferai peut-être un jour, pour scanner les photos de cette époque.
J’ai retrouvé néanmoins dans un disque dur de cette époque des photos que j’avais réalisées sur le musée du Caire et je m’empresse de les déposer ci-dessous :
Sur la route de nos brèves vacances en direction du lieu de la cousinade organisée à l’occasion des quatre vingts ans de la cousine germaine de mon mari, en évitant l’autoroute nous sommes passés par cette petite ville médiévale de l’Ariège, haut lieu du Catharisme.
Lorsque nous avons quitté Paris pour venir passer notre retraite en Languedoc je me suis passionnée pour cet épisode sanglant de l’Histoire de France durant lequel Inocent III, ce pape rigide et intolérant, avait conduit Philippe Auguste sous menace d’excommunication s’il ne le faisait pas à organiser cette croisade des Albigeois et à finir par éradiquer avec Louis VII ces Parfaits qui n’avaient qu’un tort : celui de s’élever contre la luxure des membres du clergé catholique et ne demandaient qu’à suivre leur foi. le roi de France s’octroyait ainsi tout le sud de la France en annexant ce Languedoc récalcitrant.
« Au détour de l’An Mil, un peu partout en Europe, naissent des déviances religieuses issues de la chrétienté. Ces hérésies apparaissent comme des mouvements de contestation de l’Eglise, dénonçant entre autre sa richesse. Le catharisme prend alors bien racine en Occitanie. Le pouvoir politique ne s’y oppose pas et est même plutôt partisan. On dénombre d’ailleurs un nombre important de maisons de parfaites à Dun, à Lavelanet ou encore à Mirepoix. Par ailleurs, cette cité semble être un centre important puisqu’en 1206, un grand concile cathare y réunit jusqu’à 600 parfaits.
En 1209, après plusieurs décennies de condamnations et d’avertissements, le pape Innocent III déclenche une croisade contre ces hérétiques. Les barons venus du nord de la France, menés par Simon de Montfort, mettent alors le sud de la France à feu et à sang. Les seigneurs ayant adhéré au catharisme, dépossédés et bannis, sont appelés les faydits. Notre territoire est remis à Guy de Lévis, bras droit de Simon de Montfort. Si les seigneurs languedociens entament une résistance (reprise de territoires, attaques des troupes des croisés, etc.), la seconde croisade, lancée en 1226 par Louis VIII s’achève en 1229, par le traité de Meaux-Paris, rattachant ainsi le Languedoc au royaume de France.
La fin de la croisade des albigeois ne marque pas pour autant la fin du catharisme. Les communautés cathares se réfugient dans la clandestinité, protégées par un vaste réseau de solidarités familiales et sociales. En parallèle, le pape met en place l’Inquisition pour rechercher et punir les hérétiques. Montségur, devenu lieu de refuge pour les faydits et les religieux cathares, est assiégé de mars 1243 à mars 1244. Deux cents cathares furent ainsi brûlés au pied du pog… »
Source : le site officiel de Mirepoix.
Pour en revenir à Mirepoix, cette petite ville ariégeoise, ancien évéché créé en 1317 par Jean XXII puis supprimé en 1790 par l’Assemblée nationale constituante et le concordat de 1801 et jamais rétabli, possède en son centre une place des plus remarquable (voir galerie de photos)
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