TOUT ANK AMON

Dans les années 90 nous avons eu l’opportunité de faire une croisière sur le Nil qui nous a laissé un souvenir impérissable. Pour la relater il me faudrait me fier à mes albums de photos, ce que je ferai peut-être un jour, pour scanner les photos de cette époque.

J’ai retrouvé néanmoins dans un disque dur de cette époque des photos que j’avais réalisées sur le musée du Caire et je m’empresse de les déposer ci-dessous :

MIREPOIX

Sur la route de nos brèves vacances en direction du lieu de la cousinade organisée à l’occasion des quatre vingts ans de la cousine germaine de mon mari, en évitant l’autoroute nous sommes passés par cette petite ville médiévale de l’Ariège, haut lieu du Catharisme.

Lorsque nous avons quitté Paris pour venir passer notre retraite en Languedoc je me suis passionnée pour cet épisode sanglant de l’Histoire de France durant lequel Inocent III, ce pape rigide et intolérant, avait conduit Philippe Auguste sous menace d’excommunication s’il ne le faisait pas à organiser cette croisade des Albigeois et à finir par éradiquer avec Louis VII ces Parfaits qui n’avaient qu’un tort : celui de s’élever contre la luxure des membres du clergé catholique et ne demandaient qu’à suivre leur foi. le roi de France s’octroyait ainsi tout le sud de la France en annexant ce Languedoc récalcitrant.

« Au détour de l’An Mil, un peu partout en Europe, naissent des déviances religieuses issues de la chrétienté. Ces hérésies apparaissent comme des mouvements de contestation de l’Eglise, dénonçant entre autre sa richesse. Le catharisme prend alors bien racine en Occitanie. Le pouvoir politique ne s’y oppose pas et est même plutôt partisan. On dénombre d’ailleurs un nombre important de maisons de parfaites à Dun, à Lavelanet ou encore à Mirepoix. Par ailleurs, cette cité semble être un centre important puisqu’en 1206, un grand concile cathare y réunit jusqu’à 600 parfaits.

En 1209, après plusieurs décennies de condamnations et d’avertissements, le pape Innocent III déclenche une croisade contre ces hérétiques. Les barons venus du nord de la France, menés par Simon de Montfort, mettent alors le sud de la France à feu et à sang. Les seigneurs ayant adhéré au catharisme, dépossédés et bannis, sont appelés les faydits. Notre territoire est remis à Guy de Lévis, bras droit de Simon de Montfort.
Si les seigneurs languedociens entament une résistance (reprise de territoires, attaques des troupes des croisés, etc.), la seconde croisade, lancée en 1226 par Louis VIII s’achève en 1229, par le traité de Meaux-Paris, rattachant ainsi le Languedoc au royaume de France.

La fin de la croisade des albigeois ne marque pas pour autant la fin du catharisme. Les communautés cathares se réfugient dans la clandestinité, protégées par un vaste réseau de solidarités familiales et sociales. En parallèle, le pape met en place l’Inquisition pour rechercher et punir les hérétiques. Montségur, devenu lieu de refuge pour les faydits et les religieux cathares, est assiégé de mars 1243 à mars 1244. Deux cents cathares furent ainsi brûlés au pied du pog… »

Source : le site officiel de Mirepoix.

Pour en revenir à Mirepoix, cette petite ville ariégeoise, ancien évéché créé en 1317 par Jean XXII puis supprimé en 1790 par l’Assemblée nationale constituante et le concordat de 1801 et jamais rétabli, possède en son centre une place des plus remarquable (voir galerie de photos)

ESCAPADE EN PYRÉNÉES ATLANTIQUES

Nous avons profité d’une cousinade au cours de laquelle nous célébrions les quatre vingts ans de la cousine germaine de Jean Louis pour approfondir notre découverte de ces magnifiques Pyrénées qui ceinturent le bas du sud ouest.

La cité occupe une position d’interface entre plaine et montagne, un carrefour où se rejoignent la vallée du gave de Pau, la plaine du Pont-Long et les chemins transpyrénéens. Jusqu’à la période romaine, cette zone conserve une fonction de lande exploitée extensivement par des transhumants mais c’est au XIIe siècle que les seigneurs de Béarn font construire un château pour surveiller un gué stratégique rbasquessur le gave (en béarnais signifiant cours d’eau).

Déterminés à contrôler une terre vitale pour leurs activités pastorales, les premiers Palois sont en grande partie originaires d’Ossau (l’une des trois grandes vallées du Béarn). Mais surtout Pau a vu naître en son château celui qui devait devenir Henri IV, fondateur de la lignée des Bourbons.

Pour y accéder cependant, en nous fiant à notre GPS, nous avons emprunté plusieurs routes départementales notamment prisées des cyclistes, particulièrement étroites et en lacets dont une où ne passait en réalité qu’un véhicule me faisait stresser chaque fois qu’on rencontrait un véhicule (fort heureusement peu nombreux).

De Bayonne, le chef lieu des Pyrénées dont seul à mon sens ne représentaient de l’intérêt que ses maisons très typées, je dois reconnaître que l’accueil tant des boutiques que des restaurants a été particulièrement enthousiaste avec pour ces derniers une chaleureuse cuisine basque.

Pour finir nous sommes allés à Anglet déguster le long de la plage des tapas (notamment de délicieux couteaux) avant de rejoindre notre hôtel.

Nous sommes allés ensuite à Biarritz, ville à laquelle nous avions il y a quelques années consacré une semaine cette fois-là en hiver, pour découvrir en été ses plages particulièrement bondées en ces périodes de pandémie et revoir la Vierge au rocher ; le lendemain nous devions rejoindre à Saint Estèphe, le château où se déroulait l’anniversaire de notre cousine.

Les mesures barrières sont loin d’être respectées
le Rocher de la Vierge

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