CROISIÈRE DE ST PÉTERSBOURG À MOSCOU

En mai 2019 nous avions eu le nez de partir en croisière, loin d’imaginer toutefois que les deux années suivantes seraient pour grande partie engluées dans une espèce de pandémie (la fameuse Covid 19 qui comme son nombre l’indique a commencé aux alentours d’octobre/novembre 2019 en Chine… mais ce n’est pas le sujet et je ne l’aborderai pas pour éviter toute polémique).

Nous avions choisi Croisi Europe comme prestataire de services qui propose de mai à novembre des croisières soit partant de Saint Pétersbourg, soit de Moscou. Ayant choisi le premier départ de la saison c’est de l’ancienne capitale impériale fondée par le tsar Pierre Le Grand en 1703 qui doit son nom à son saint Patron Simon Pierre et non au tsar lui-même. Devenue Petrograd après la Révolution d’Octobre, elle change de nom pour – à la mort de Lénine – s’appeler Leningrad et retrouvera enfin son nom d’origine après l’effondrement de l’empire soviétique en 1991.

Nous avions pu réserver une des deux « suites » du bateau, ce qui nous a permis de voyager plus commodément. Dans l’ensemble nous n’avons eu rien à redire sauf peut-être en ce qui concerne la douche assez précaire et identique à celle des cabines. Les repas étaient plutôt copieux et appréciés et les visites particulièrement bien commentées par des guides intéressants et en général très bienveillants à l’égard de la France et des Français.

La croisière s’appelle joliment : « AU FIL DES FLEUVES ET DES LACS DE RUSSIE»

Arrivés par avion le samedi 11 mai au soir c’est en bus que nous avons rejoint notre bateau le Gregory Chicherin dont je vous épargnerai les caractéristiques techniques… Nous avons pu découvrir notre « suite » constituée d’un très grand salon, d’une kitchenette, d’une belle chambre avec lit avec matelas de 180 (quel luxe !), et d’une mini salle de douche identique à toutes les cabines … assez spartiate.

DEUXIÈME JOURNÉE : SAINT-PÉTERSBOURG

Après un copieux petit déjeuner buffet, nous voilà installés dans un des trois bus pour un tour de ville et la cathédrale « Saint Nicolas des marins », suivi de la visite du musée de l’Ermitage.

St Nicolas des Marins est une des huit cathédrales de St Pétersbourg, le rite orthodoxe permettant l’édification de plusieurs édifices de ce type dans les villes importantes. Elle est de style baroque russe avec sa façade blanche et bleue, ses colonnes corinthiennes et ses cinq coupoles dorées. Elle est dédiée à St Nicolas, le patron des marins

L’Ermitage passe pour le plus grand musée du monde concernant la quantité d’œuvres présentées, c’est dire qu’une grande matinée à elle seule ne suffit à en mesurer l’importance. Cependant, même traversées au pas de course (j’exagère un peu), les salles avec leurs plafonds en caissons ou peints sont splendides et laissent des souvenirs émerveillés devant tant de magnificence aussi bien par les tableaux que par les meubles. Il est vrai que c’est seulement depuis la fin du régime soviétique que les Russes et avec quel talent ! Se sont employés à rénover leurs bâtiments passablement délabrés paraît-il après la période communiste.

Selon la brochure éditée par le croisiériste, l’Ermitage est le père de tous les musées d’art. Il est fier de posséder la plus grande collection d’art et d’antiquités du monde. Le musée compte à peu près 12000 sculptures, 15000 peintures, 225000 oeuvres d’art appliqué, plus de 600 000 dessins et gravures. L’exposition est répartie dans 400 des 1051 salles du Palais d’Hiver et elle est faite de 2,8 millions de pièces. On dit que pour passer un petit moment devant chaque pièce il faut rester neuf ans dans le musée !!!

C’est oublier que nous, nous possédons le Louvre qui est authentiquement le plus grand musée du monde, juste devant l’Ermitage.

Ensuite, notre pass nous permettant de visiter tout le bâtiment réservé à la peinture sauf, je crois me le rappeler, l’aile réservée à la peinture française en réfection. je passerai sur l’attente avant d’y pénétrer, mais c’est souvent le lot lorsqu’on fait des voyages organisés. Néanmoins, malgré la foule, les salles visitées ne laissaient entrer qu’un nombre réduit de visiteurs afin de profiter au maximum des oeuvres présentées. Ci-dessous la galerie permet de donner un aperçu des richesses proposées par ce musée.

Anecdote amusante (enfin tout dépend du point de vue duquel on se place), la semelle d’une de mes chaussures que j’avais choisies pourtant ultra confortables s’est décollée et comme la journée était particulièrement chargée, j’ai dû traîner la patte quasiment toute la journée avec cette semelle collée avec du scotch, avant qu’une guide compatissante ne m’entraîne dans une boutique pour m’acheter une paire de mocassins confortable et horriblement chère pour ce qu’elle valait !!!

Petit aparté en marge des excursions, grâce à une conférencière chevronnée (ancien professeur de Français) dont nous n’avons jamais manqué les cours captivants, nous avons pu nous familiariser avec l’histoire de la Russie depuis ses origines jusqu’à l’effondrement de l’empire en 1917. Si un jour j’ai du temps je pense avoir enregistré quelque part ses conférences et ainsi pouvoir résumer les six cours d’une heure auxquels nous avons assisté.

Après un déjeuner qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable au restaurant Bering de l’hôtel St Petersbourg, nous avons pris le départ en bus pour un tour panoramique de la ville avec la visite de la forteresse Pierre et Paul. Située en plein coeur de l’ancienne capitale, elle comprend en son sein la cathédrale Pierre et Paul où sont enterrés tous les empereurs russes depuis Pierre le Grand, la Monnaie Nationale encore en activité, le bastion Troubetskoï ainsi que la crypte grand-ducale et le musée municipal de St P.

Afin de préparer notre voyage nous avions réservé depuis la France plusieurs excursions et ainsi le soir nous étions devant un spectacle folklorique de très bonne qualité, comme savent le faire les Russes .

TROISIÈME JOURNÉE : toujours ST PÉTERSBOURG

Nous avions réservé notre matinée pour flâner au gré des avenues de St Pétersbourg et éventuellement faire du shopping.

Après le déjeuner au restaurant Moscou, nous avons pris le bateau pour sillonner les canaux de la ville et avoir depuis la Neva une autre perspective des bâtiments la côtoyant. Nous avons pris beaucoup de plaisir à voir un jeune nous faire des signes depuis les ponts pour nous faire comprendre que nous le retrouverions au pont suivant et à notre grand amusement de pont en pont nous l’avons retrouvé. En le récompensant nous avons compris qu’étudiant, il se faisait ainsi un peu d’argent de poche.

Voici pêle-mêle mêle au gré des canaux empruntés des photos des monuments que je ne saurais identifier avec certitude et on retrouvera le jeune garçon dont je parle plus haut.

Voici ce que je peux résumer des deux premières journées de notre croisière…

QUATRIÈME JOURNÉE : MANDROGUI

Après une matinée passée à bord entre gym matinale et réunion sur la vie à bord et la description des escales nous voici à MANDROGUI où MANDROGA, village en bois construit par des enthousiastes amoureux de la vie paysanne et où nous avions prévu de prendre un déjeuner typique. Dès l’accostage on est charmé par ces maisons en bois, constructions assez récentes rappelant la vie d’autrefois en Russie. Sur la rive déserte du Svir, à la place d’un village disparu pendant la guerre, ils ont construit ces isbas et un débarcadère. Les maisons sont richement décorées, notamment le restaurant où nous prenons notre repas dont l’intérieur évoque les anciens terems russes, ces ensembles de pièces d’habitation situées à l’étage supérieur, repas délicieux arrosé de vodka (modérément) et de thé préparé à la russe et accompagné d’un musicien et de ses chanteuses.

Cependant cet endroit a son passé qui n’a rien d’idyllique. L’ancien village vepse a disparu pendant la guerre. La localité fut occupée par les troupes finnoises, la population déportée. Dans les années soixante il fut remplacé par un bourg ouvrier dont les habitants s’occupaient d’extraction de sable. Ces travaux finis, le village se dépeupla de nouveau. Cependant d’après les jeunes entrepreneurs qui l’ont rénové la vie revient sur les rives du Svir et parmi ces nouveaux habitants se trouvent des Vepses, descendants de cette ancienne tribu qui donna au village le nom de Mandrogui (en vepse signifie « pins des marécages »). Source : commentaire de CroisiEurope

Suit un temps libre destiné à la promenade et aux éventuels achats souvenirs, retour à bord et après le dîner concert folklorique sur le thème de Mardi Gras.

CINQUIÈME JOURNÉE : KIJI

« Ces vieilles églises pleines de majesté accueillent, comme autrefois, les bateaux qui glissent doucement sur les eaux du lac. Dans les espaces infinis du Nord, leurs élégantes silhouettes s’aperçoivent de loin, et il est parfois difficile de comprendre ce qu’elles renferment : un silence impitoyable, symbole de la toute puissance des éléments, ou le témoignage éloquent de la présence de l’homme, en confrontation perpétuelle avec la nature sévère du grand Nord de la Russie »

Un voyageur du XIXe siècle

C’est une petite île située dans la région du NE du lac Onega, en même temps ciel ouvert et réserve nationale. Les constructions en bois fascinantes de l’île et son unique cathédrale créent une atmosphère de mystère. Selon certains mythes, la visite de l’île améliore la vie en soignant les maladies, en révélant les clés du bonheur et en apportant le succès en affaires (tout un programme !).

Longue de 8 km et large d’un km et demi, un talus la traversant la coulant en deux, l’île est essentiellement couverte de prairies. Des ormes branchus accentuent sa beauté.

Après avoir traversé le lac Onega, notre bateau va naviguer sur le canal Volga-Baltique pour se diriger vers la côte Nord de Rybinsk.

l’après midi consiste en la découverte du poste de navigation, une leçon de peinture pour exécuter une Matriochka , une dégustation de vodkas, bref des raisons de passer agréablement l’après-midi, sans oublier avant diner une participation à une chorale improvisée pour la reprise de chants russes très connus.

SIXIÈME JOURNÉE : GORITSY

Après une matinée passée en réunion d’information essentiellement sur l’étape moscovite, une dégustation de thé russe que je n’ai pas goûtée et un jeu de café, tout le bateau part en visite pédestre pour le Monastère de la Résurrection, l’école et une maison du village.

Ce village de 600 habitants se trouve à la sortie du canal Volga-Baltique entre le lac Blanc et le réservoir de Rybinsk. Le couvent de la Résurrection en restauration rappelle les splendeurs passés de cette modeste bourgade. Il fut un lieu d’exil pour de nombreuses femmes des grandes familles russes…

En 1847, un voyageur russe décrivait ainsi ce village :

« Plus on s’approche de Goritsy, plus la route s’anime. Côteaux et collines s’élèvent, émaillés de bosquets, de hameaux et de moulins à vent. Une myriade de lacs, grands et petits, scintillent, reliés entre eux par un canevas de ruisseaux et de rivières, parfois même de canaux. Tant d’eau rend la végétation foisonnante : merisier, aune, orme, framboisier, églantier, cassis, lédon, cet arbuste luxuriant sur tiges hautes qui fleure bon la cerise sauvage …, tout cela s’embrasant en un bouquet pittoresque à longueur de fleuve ou à flanc de côteau, par où le chemin cahoteux serpente ».

Pratiquement en ruines vers la fin de l’époque soviétique, le monastère renaît de ses cendres après une longue rénovation. Sa source miraculeuse attire de nombreux pèlerins. Fondé en 1544 par l’épouse du Prince André Staritsky, fils d’Ivan III le Grand, la princesse Euphrossinia. Accusée de complot contre le tzar Ivan IV le Terrible, elle fut exilée dans le couvent qu’elle avait créé et contrainte à prendre le voile. Son fils, que les boyards (aristocrates) pensaient faire monter sur le trône, fut exécuté dans le même temps à Moscou. Pendant le temps des Troubles*, la fille de Boris Godounov, la princesse Xenia, y fut également enfermée ainsi que plus tard en 1730, Ekaterina DolgoroukaÏa, la jeune fiancée de l’Empereur Pierre II. Apparemment les femmes toutes nobles qu’elles furent n’étaient pas particulièrement épargnées …

* Le Temps des Troubles : Période particulièrement agitée commençant à la mort du dernier descendant des Riourikides en 1598, le tsar Fiodor, et s’achevant avec l’établissement d’une nouvelle dynastie : celle des Romanov.

Ci-dessous un échantillon des photos que j’ai prises tant du village que du monastère.

SEPTIÈME JOURNÉE :

Ce genre de croisière a ceci de particulièrement agréable : la plupart du temps, le bateau navigue principalement d’étape en étape de nuit. De toute façon tout le long tant de la Neva que de la Volga ainsi que des canaux empruntés, les rives sont particulièrement vertes et arborées desquelles émergent une quantité incroyable de ces clochers si caractéristiques que sont les fameux « oignons » .

J’arrêterai assez vite de les compter, ces fameux clochers à bulbe, tant ils seront nombreux le long du parcours. A remarquer la statue qui est dite La Mère Russie, emblème national, et trône en plein milieu du fleuve.

YAROSLAVL

Fondée en 1010 par Yaroslav le Sage pour assurer la protection de la route entre La Volga et Rostov. Selon la légende, le prince aurait fait construire la ville à l’endroit même où il a combattu et tué un puissant ours. Les armoiries de la ville font référence à ce combat avec un ours dressé les pattes en l’air au-dessus d’une hallebarde. Yaroslavl était alors l’une des villes les plus orientales de la Russie de Kiev. A partir de 1218 elle devint une principauté importante grâce à son commerce sur la Volga. Artisans et marchands affluent en même temps que s’érigent églises et monastères. Cependant la ville fut plusieurs fois détruite notamment entièrement par les Mongols-Tatars en 1238. En 1463 elle est rattachée à la principauté de Moscou et en 1612 elle sert de point de ralliement aux troupes qui libèrent cette dernière des envahisseurs polonais. Pour faire court, Yaroslavl devint un important centre textile et en 1796 la capitale d’un gouvernement. Aujourd’hui elle est une grande ville industrielle de quelque 600 000 habitants et un centre touristique florissant.

Après un tour panoramique de la ville, nous visitons l’Eglise de Saint Nicolas le Thaumaturge ainsi que le monastère de la Transfiguration du Sauveur.

OUGLITCH

C’est après le passage de l’écluse d’Ouglitch que nous arrivons à la ville du même nom pour une visite à pied d’une heure et demie environ.

Ouglitch est la plus ancienne ville de notre pérégrination, créée d’après la légende (il y a en beaucoup qui émaillent l’histoire de la Russie curieusement et elles contribuent au charme slave auquel nous succombons) en 937 par un envoyé de la princesse Olga. Les évènements les plus marquant de l’histoire de la ville sont l’assassinat du tsarévitch Dimitri, fils d’Ivan IV le Terrible ainsi que l’occupation polonaise du début du XVIIe siècle qui lui a porté un coup fatal dont elle ne s’est jamais ressaisie.

La Pologne a été le pire ennemi de la Russie ainsi que Natacha, la conférencière, n’a cessé de marteler au cours de ses interventions, pire même sans doute que notre Napoléon qui conserve une aura particulièrement malgré la campagne d’Egypte…. Peut-être parce qu’une grande partie des voyageurs provenaient de France (?)

Quoi qu’il en soit nous avons toujours été accueillis avec une extrême bienveillance par des Russes qui connaissaient notre langue, rappelant en cela que le Français a été la langue (comme partout en Europe sous l’Ancien Régime) la plus apprise et parlée et notamment par l’aristocratie…

La ville se flatte de se nourrir aux trois mamelles que sont l’horlogerie – la seule grande fabrique d’Outlitch de montres au bracelet émaillé – la fromagerie et. Le tourisme.

Le souvenir de la mort du tsarévitch Dimitri hante encore la ville qui célèbre tous les ans à la date anniversaire de ce drame, une « journée de l’Enfance »

Qui a tué le tsarévitch, l’unique héritier d’Yvan le Terrible ? Il s’est écroulé dans l’enceinte du Kremlin d’Outlitch en 1591 à l’âge de huit an « sous les coups des sbires du régent Boris Godounov » diront les habitants, « des suites d’une crise d’épilepsie en jouant avec un couteau » se défendra le prétendant au trône.

Cet assassinat sonnera, je l’ai déjà dit plus haut, le glas de la dynastie des Rukirides, vieille de six siècles pour céder la place à celle des Romanov.

Dès 8h30 nous partons pour la visite à pied du Kremlin d’Ouglitch : les kremlins sont un ensemble de fortifications des villes de l’ancienne Russie abritant à la fois des infrastructures militaires, des centres de pouvoir et des lieux de culte et possédaient pour ces raisons une dimension défensive, spirituelle et politique.

Nous profitons du temps libre qui nous est octroyé pour faire quelques achats et quérir notamment une veste sans manches en vison tricoté (et aussi oublier ma doudoune si appréciée par sa légèreté à l’essayage en me rendant compte que l’heure de retrouver le bateau avait sonné et qu’il nous fallait avec l’amie que je m’étais faite au cours du voyage regagner son bord à toute allure…).

Une fois à bord nous prenons le cap pour notre destination finale en empruntant le célèbre canal de Moscou qui est le plus beau paraît-il de tous ceux que nous avons sillonnés.

Vers 15 h nous passons devant l’église engloutie de Kaliazine : Surnommée l’Atlantide russe, elle est célèbre grâce à son étonnant clocher, seul vestige de l’église Saint Nicolas submergée au XXe siècle. Staline, après avoir fait raser les bâtiments conventuels, ordonne ensuite la construction d’un immense barrage qui provoquera la submersion totale de l’île lors de sa mise en eau en 1940, après avoir tout de même fait transférer les habitants sur un site plus élevé !

Après une dernière conférence sur l’orthodoxie toujours aussi passionnante nous avons droit à un dîner « amélioré » car celui dit du Commandant animé par des musiciens endiablés. Ceux dont moi qui font partie de la chorale de la croisière, pompeusement surnommée « chorale académique » se retrouvent pour chanter devant les passagers les airs ultra classiques de : Kalinka, les Bateliers de la Volga, les Nuits de Moscou, les Yeux Noirs, mon timbre de soprano s’accommodant assez mal de l’octave de Basse du chef de choeur.

NEUVIÈME JOURNÉE : MOSCOU

On aura compris que Mokba signifie Moscou en russe …

Nous arrivons à Moscou après déjeuner, étape ultime de notre croisière où nous passerons nos deux derniers jours après avoir admiré l’impressionnant système d’écluses de cette voie construite sous Staline.

Tour panoramique en bus (Kitaï-Gorod, la place rouge, les abords du Kremlin de la ville avec la visite de la Cathédrale du Christ-Sauveur, rebâtie en1995 à l’identique de celle datant de 1883, totalement rasée sur l’ordre de Staline en1931. Découverte du monastère Donskoi datant de 1592 et bâti en. Bois,comme pour une forteresse pour défendre Moscou des invasions mongoles. Reconstruit qui XVIIe siècle, il est entouré de remparts crêpelés en pierres rouges et couronné de douze tours. Son cimetière abrite la tombe de Soljenitsyne.

Je suis étonnée par les dimensions de la fameuse Place Rouge célébrée par Gilbert Bécaud avec sa Nathalie : je m’attendais à ce qu’elles fussent phénoménales comme tendent à le démontrer les vidéos faites à l’occasion du 1er mai par exemple. En réalité elle est à taille humaine et on en fait assez rapidement le tour. Imposant en revanche est le magnifique GUM, le très célèbre et très beau grand magasin. En raison de la saison touristique en son début, beaucoup de touristes y circulent sans pour autant causer la moindre gêne.

Après le dîner à bord nous partons à la découverte de « Moscou by night et de son célèbre métro, option que nous avions bien entendu réservée et n’avons pas regretté comme en témoigne la galerie de photos ci-dessous, en particulier la rue Nicolaskiaia, illuminée pour l‘ occasion, avait attiré tant de monde qu’il avait été décidé de garder à l’année l’illumination de cette voie qui débouche sur la Place Rouge et qui longe une aile du GUM.

LE MÉTRO DE MOSCOU

Notre dernière journée commencera par une vue panoramique de la capitale de la Russie, le cœur historique « Kitaï-Gorod – avec bien entendu la célèbre Place Rouge dominée par l’Eglise de Basile-le-Bienheureux et le célèbre GUM. Après avoir déjeuné en ville nous visitons le Kremlin, cette cité fortifiée au centre de Moscou, enfermant de nombreux bâtiments civils et religieux… une dernière visite avec l’intérieur de la somptueuse cathédrale de l’Assomption et dernier retour au bateau pour le dîner et une nuit à bord.

Et ce sera une onzième et ultime journée pour après un petit déjeuner à bord, le transfert à l’aéroport et un retour sans escale vers la France.

TOUT À UNE FIN …

Hé oui c’était notre dernière journée d’un voyage qui laissera d’autant plus de traces que depuis plus de dix huit mois nous sommes privés peu ou prou de voyager, notamment à l’étranger quand les hasards du »stop & go » gouvernemental nous en laissent l’opportunité..

En tout cas je ne saurais trop recommander ce croisiériste car je n’ai pas le souvenir d’avoir eu des déceptions à l’égard de l’organisation. Bien sûr je pense que le fait d’avoir voyagé dans d’excellentes conditions joue pour beaucoup dans l’appréciation. Cependant tout au long de cette croisière nous n’avons eu qu’à nous louer de l’extrême gentillesse du personnel en général et de l’accueil des Russes en particulier. La restauration était tout à fait honnête, l’entretien de notre cabine parfait et les excursions particulièrement bien organisées.