LANZAROTE

Cesar Manrique : Bâtir un paradis sur les ruines de l’enfer

Nous avons visité en mai 2017 cette île singulière qui, jadis était appelée en français Lancerotte, et dont le nom de Lanzarote fut donné par le découvreur génois de l’île, Lancelotto Malocello, qui nous a laissé un souvenir inoubliable. Les paysages de lave du parc Timanfaya sont d’une beauté d’un autre monde dont on se plait à imaginer qu’il appartient à Mars : l’absence de végétation, l’extrême rugosité des formes, la variété des couleurs, les silhouettes des volcans et la côte abrupte lui confèrent une extraordinaire beauté inoubliable., par ses dimensions modestes (longueur 48 km et largeur 34,5 km), est rapidement visitée grâce à la voiture qu’il ne faut pas manquer de louer.

Les curiosités ne manquent pas sur l’île et nos journées sont entièrement occupées ! De toute façon il n’est pas question en mars de se baigner (en tout cas pour moi).

En une semaine nous avons pu visiter six des principales attractions et qui sont les suivantes dans le désordre :
. Jardin de cactus (hélas la saison n’a pas permis de montrer la floraison de ces plantes extraordinaires
. James del Agua : ce qui reste du tunnel volcanique de six km le plus long du monde
. Mirador Del Rio : le point de vue sur l’Île de la Graciosa transformé à partir d’un fort militaire pour le camoufler dans les rochers. Les vues qu’il offre sur la falaise, l’île de la Gracieuse et la mer qui la sépare de l’île principale
. La Fondation César Manrique
. Les Montagnes de feu déjà citées
. Cueva de Los Vedes de Jesus Soto, qui, en 1965, fut chargé d’éclairer l’une des sections du tube de lave de 6 km de la Corona

LES MONTAGNES DE FEU ou le PARC de TIMANFAYA

La visite du parc qui s’effectue en bus à partir du Centre des Visiteurs situé à Mancha Banca après une petite expérience que fait complaisamment le membre du personnel : après avoir jeté négligemment une touffe de buisson sec dans un trou fait dans le sol… tout prend feu instantanément. Das une autre cavité, il met ensuite de l’eau qui rejaillit aussitôt comme un geyser.

Après l’excursion en car, qui nous a menés dans un monde lunaire ou ce que l’on pourrait croire de Mars, El Diablo, le restaurant, nous attire avec ses plats cuits dans un four qui utilise la chaleur naturelle du volcan, avec notamment en dessert une pâtisserie en forme de volcan en éruption et animé par une troupe joyeuse de musiciens.

Le dépaysement est total.

LE JARDIN DE CACTUS

Nous découvrons un parc, dernière oeuvre de Cesar Manrique, est situé dans l’ancienne carrière de Guatiza (commune de Teguise)

Surmonté par un moulin blanc à gofio, le jardin bâti en amphithéâtre à gradins de pierres volcaniques abrite plus de 1 400 espèces de cactus sur plus de 5 000 m2. Au centre, une série de monolithes de gravier compacté témoignent de l’activité extractive d’autrefois. De petits étangs recouverts de nénuphars sont peuplés de poissons colorés constituant une note d’originalité dans ce paysage aride.
Les diverses disciplines artistiques chères à César Manrique (sculpture, peinture, architecture) semblent se donner rendez-vous parmi toutes ces espèces de cactus.
En raison de la saison trop précoce nous n’avons pu apprécier complètement la floraison de toutes les sortes de cactus proposées.

JAMEOS DEL AGUA

Les Jameos del Agua sont des cavités souterraines se trouvant dans la commune de Haria au nord de l’île de Lanzarote dans l’archipel des Canaries

Leur formation est le fruit de l’activité éruptive du volcan de la Corona qui remonte entre 3000 à 5000 ans. Cette éruption a formé un vaste tunnel volcanique de plus de 6 kilomètres de long (appelé parfois tunnel de l’Atlantide) entre le cône volcanique et l’océan. Deux des plus importants centres de tourisme de Lanzarote sont installés dans deux parties de ce tunnel. En amont, la Cueva de los Verdes permet une visite souterraine de plus d’un kilomètre et en aval, les Jameos del Agua sont accessibles dans un site aménagé par Cesar Manrique.

La visite débute par la descente à l’intérieur du Jameo Chico par un escalier sinueux. La végétation et la musique ambiante donnent à cet endroit une atmosphère de quiétude. Ensuite, le parcours conduit le visiteur au lac souterrain d’eau salée et cristalline (Jameo Grande) où une palette de couleurs spectaculaires illumine l’endroit surtout lorsque la lumière du soleil pénètre par un orifice du toit de la grotte.

Une passerelle permet de traverser ce lac souterrain et de contempler les minuscules crustacés aveugles et endémiques (Munidopsis polymorpha). La sortie du Jameo Grande s’effectue par une succession de terrasses en pierre volcanique.

Le visiteur se trouve alors dans la partie conçue par Cesar Manrique. Une surprenante piscine blanche est entourée de palmiers. À l’extrémité ouest du Jameo Grande, une salle de concert d’une capacité de 600 places a été aménagée. L’acoustique y est formidable. Un escalier en zig-zag conduit alors le visiteur aux terrasses offrant une vue panoramique et à la Casa de los Volcanes, centre scientifique destiné à l’étude de la volcanologie. Plusieurs salles reprennent différents thèmes à propos des volcans.

MIRADOR DEL RIO

Magnifique point de vue sur l’Île Graciosa.
Transformé à partir d’un fort militaire pour le camoufler dans les rochers, les vues qu’il offre sont époustouflantes sur la falaise, l’Ile Gracieuse et la mer qui sépare cette dernière de l’île mère.

LA FONDATION CESAR MANRIQUE

La casa-museo del Campezino (la maison-musée de l’agriculteur) a été fondée par Cesar Manrique connu pour sa défense de la nature. C’est lui qui décida, de retour sur son île natale, de la transformer pour en faire un des endroits les plus beaux du monde.

Cet ensemble comprend un monument rendant hommage au paysan de l’île.

CUEVA DE LOS VERDES

Ce tunnel de lave s’est formé entre – 4500 et – 3000 : une coulée de lave en provenance du volcan Corona s’est dirigée vers l’est ; sa partie supérieure s’est refroidie et solidifiée rapidement alors que sa partie inférieure a continué à couler assez longtemps. Entre les deux s’est formé un tunnel long de 7 km qui s’est effondré par endroits en créant de gigantesques puits d’une hauteur de 20 m, appelés Jameos par les Guanches. Ce tunnel se termine à 50 m sous la mer. Les habitants ont parfois utilisé ce tunnel pour échapper aux pirates. On a installé un laboratoire dans une partie du tunnel pour étudier les secousses et les émanations de gaz notamment. Une autre partie du tunnel a été aménagée pour le tourisme : il s’agit de deux tunnels superposés d’une longueur de 1km. Le circuit ainsi créé bénéficie de l’éclairage ingénieux de Jesús Soto, et tout au long du circuit, qui dure 40 minutes, on entend du chant grégorien. Une salle de concerts a aussi été aménagée, mais elle n’est pas utilisée actuellement. Près de la mer, l’artiste Cesar Manrique a aménagé un morceau du tunnel de lave long de 300 m comme attraction touristique : il s’agit du Jameos de Agua. Un peu plus loin, le Tunnel de l’Atlantide s’enfonce dans la mer.

Sces pour partie tirées de Wikipedia et pour l’autre de mes souvenirs propres.

TEGUISE

Considérée comme la plus ancienne ville des Canaries, elle est aussi l’ancienne capitale de l’île.

Telles que les photos le prouvent cette ville est pleine de charme ; nous y avons déjeuné entre autres d’un mérou (qu’on ne trouve plus guère en France).

Autrefois ville des nobles et des seigneurs cette ville fondée au XVe siècle par l’explorateur français Jean de Béthencourt (surnommé le roi des Canaries) puisqu’on lui doit la découverte des Canaries et dont subsiste encore à nos jours une descendance, du moins par la survivance du nom. Teguise fut ainsi appelée car Béthencourt lui avait donné le prénom de son épouse.
Après avoir connu bien des vicissitudes, cette ville est aujourd’hui paisible et accueillante : ses rues en pierre invitent à la promenade mais il n’en a pas toujours été ainsi car elle subit à diverses reprises au XVIe siècle les attaques des pirates berbères et leurs conséquences.
Son marché actuel le dimanche est célèbre car de toutes les iles canariennes proviennent les acheteurs potentiels.

Nous avons visité aussi un magasin de cosmétiques créés à partir de l’Aloe Vera (à hauteurs pour certains produits de 99 % de cette plante naturelle) et goûté ailleurs en visitant une cave des vins blancs très minéraux car les vignes sont plantées directement dans le sol qui est ensuite protégé par des petites pierres de lave.

Voilà ce que je pouvais dire en bref de cette île si particulière, pour peut-être tenter le lecteur de cet article et l’inciter, s’il ne l’a pas déjà fait, à la découvrir.

Je ne parle pas du plus beau village de Lanzarote « Yaiza » mais je ne peux manquer d’évoquer le petit restaurant sur une plage auquel nous nous sommes arrêtés et auquel nous avons déjeuné d’une assiette de divers poissons, crustacés et fruits de mer dont nous avons laissé quelques arêtes. Ci-dessous les images n’ont pas voulu se placer comme je le souhaitais, mais on voit l’état du plat après et avant !!!