L’AFRIQUE DES SAFARIS À MOINDRE COÛT

Bien entendu c’est une galéjade qui m’a conduite à titrer ainsi cet article.

Quand on n’a pas les moyens d’emmener sept petits-enfants dans la plus grande réserve du monde qu’est celle d’Etosha en Namibie, une bonne alternative est de les conduire à moindres coûts, surtout quand on habite près de l ‘Aude, à la réserve de Sigean.

Ce n’est pas une mince affaire lorsqu’on est en charge en vacances de pareilles fratries mais nos petits-enfants se sont toujours comportés en enfants obéissants à notre égard (peut-être davantage que vis-à-vis de leurs propres parents) et une telle expédition n’est pas insurmontable.

Et puis n’est-ce pas une chance de parcourir à pied et de voir dans son champ de vision proche des animaux sauvages en liberté ?

Voilà un pale reflet de ce qui attend les visiteurs, et encore dois-je préciser que cette expédition (car c’en est une…) remonte au début des années 2010. Il serait peut-être temps que nous y amenions notre petit Charles, cet arrière petit-fils qui est un véritable cadeau du ciel et qui vit justement à Carcassonne ???

CIRTA versus RONDA

Ce court séjour d’une semaine était prévu depuis quelque temps en mars 2007, avant que notre premier York nous a quittés après avoir passé une journée épouvantable de souffrances. Bien que j’aie consulté deux fois le vétérinaire de Béziers en qui j’avais a priori confiance, elle est morte dans mes bras d’une crise cardiaque, son minuscule cœur n’ayant pas supporté le poison qu’elle avait ingéré dans la matinée et que le spécialiste des animaux n’avait pas su déceler.

Jean-Louis n’a pas voulu différer ce petit voyage, les animaux que nous avons depuis que j’ai arrêté de travailler en 1977 pour m’occuper de ma famille, étant un frein à tout déplacement hors de France, sauf à les faire garder et il paraissait difficile de reporter ce voyage avec les dispositions prises, voyage qui de toute façon m’aura apporté un peu de réconfort.

Aujourd’hui je ne parlerai que du détour que nous avons effectué en Andalousie où toutes les villes sont touristiques. On nous avait conseillé de passer par Ronda car une surprise nous attendrait. En effet, c’est stupéfiés que nous avons constaté combien cette ville du sud de l’Espagne ressemblait à Constantine, la ville où j’ai vécu jusqu’à notre départ d’Algérie et où j’aurais pu rencontrer mon mari – nous nous sommes connus en fait en 62 à Toulouse où sa famille comme la mienne s’étaient rabattues en venant en Métropole.

Ronda, comme Cirta est construite sur des falaises traversées par une faille, ici par le Rio Guadalevin et là par le Rhummel. Cirta est le nom antique berbère numide (Constantine) et aurait une origine phénicienne. Hé oui ! L’Algérie – entre parenthèses nom donné par la France – a longtemps été le berceau de ces Berbères constitués de juifs notamment ayant donné l’azur de leurs yeux à nombre de kabyles d’aujourd’hui.

C’est donc avec une réelle émotion que nous avons parcouru les rues de cette petite ville, dont les randonnées bien que courtes sont renommées, qui nous a évoqué tant de souvenirs d’une jeunesse paradisiaque malgré les « événements » appelés ainsi pudiquement d’une guerre larvée.

Pêle-mêle dans ce film souvenir vous trouverez des images de l’église Santa Cécilia, du point de vue des murs, du mirado d’El Cristal, du nouveau pont et des arènes de Ronda etc. Et le pont en question ressemble davantage au Sidi Rached dans sa version de pierres qu’au célèbre Pont suspendu de Constantine.

Ne pas se fier à la date de 2012. C’est bien de 2007 qu’il s’agit

Pour terminer on pourra penser que cette ressemblance avec la ville où j’ai vécu les dix huit premières années d’une vie somme toute heureuse est assez loin de la réalité mais j’ai adoré avoir visité Ronda pour me l’avoir rappelée.

LES PETITES CROIX DERRIÈRE CHEZ MOI

Au Moyen âge, la vie était dure et les disputes aussi. Non seulement, les seigneurs étaient toujours en guerre entre eux, mais aussi des brigands peuplaient les forêts, à proximité des chemins de commerce. L’Eglise essaya par plusieurs moyens de maintenir la paix et de protéger ses fidèles. La « Trêve de Dieu » interdisait les bagarres du mercredi soir au lundi matin ; Il fut ordonné aussi d’attendre quarante jours avant de se venger ; il fut aussi interdit aux seigneurs de détrousser les voyageurs … Puis il fut aussi décidé, afin de protéger les voyageurs ou les gens poursuivis par un ennemi, que toute personne qui trouverait refuge auprès d’une croix ne serait tout aussi protégée que si elle avait trouvé asile dans une église. Les gens de l’époque étant très superstitieux et ayant une peur atroce de l’enfer, ce « droit d’asile » était généralement respecté. Les calvaires devenaient des lieux sacrés comme les églises et les chapelles. C’est pour cela que beaucoup de calvaires ont été érigés depuis le Moyen-âge le long des Grands Chemins et pas que ..

On peut s’imaginer combien de temps, les pauvres poursuivis devaient attendre, transis de froid et affamés, jusqu’à ce que leurs poursuivants se soient découragés ! Sans doute, les têtes de morts que l’on retrouve sculptées sur beaucoup de calvaires étaient destinées à faire fuir plus rapidement les bandits par peur d’un mauvais sort ou de la damnation ….

Dans le coin, autour de chez moi, lorsque j’habitais Servian, se trouvent de multiples calvaires bien souvent anonymes. Je n’avais pas besoin de m’éloigner car je crois en avoir vu à peu près autant disséminés en Bretagne vers Vannes.

A plusieurs reprises j’ai photographié ces petits édifices dans le but de les répertorier mais par un malin coup du sort, la page qui leur était destinée s’est engloutie dans les arcanes de mon Mac à moins qu’elle ne soit partie irrémédiablement à la corbeille : j’ai essayé néanmoins de rassembler mes souvenirs imagés dans ce petit souvenir filmé. La plupart de ces calvaires portent les noms des domaines, tout autour de Servian et dans le bourg même, que ces croix protègent.

Quelques unes de ces croix…

LES GARIOTTES OU CABANES VIGNERONNES

Le Canal du MIDI

En partenariat avec l’agglo de Béziers, l’agence ATDOWN de Montpellier a développé la décoration des cabanes vigneronnes selon des thématiques liées au patrimoine régional (la vigne, le Canal du Midi, le rugby).

Plus d’une quinzaine de maisonnettes ont été ainsi décorées qui transforment le paysage biterrois en, selon l’expression de cette agence, une galerie d’art à ciel ouvert.

C’est lors de notre séjour dans le Biterrois, séjour qui a duré tout de même douze ans, que je me suis intéressée à ces petites cabanes qui fleurissaient dans la campagne.

Les voici à peu près dans leur intégralité du moins de l’époque qui remonte à 2010 :

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