VICHY, LA REINE DES VILLES D’EAUX

Centre thermal vichy

Vichy est une ville du centre de la France, chef-lieu d’arrondissement du département de l’Allier, dont l’histoire est trop souvent réduite à son « gouvernement », au maréchal Pétain et à la collaboration. Il faut l’évoquer sur un plan touristique pour qu’elle devienne synonyme de cure thermale et de soin, de produits de beauté ou de pastilles digestives. Autant dire que cette charmante petite ville que l’on imagine souvent perdue quelque part en Auvergne ne jouit pas nécessairement de la plus attirante réputation touristique. Néanmoins, Vichy recèle un important et intéressant patrimoine tant culturel qu’historique, un patrimoine datant principalement du Second Empire.

Fin du IIIe siècle : D’abord identifiée sous le nom d’ «Aquis Calidis» (eaux chaudes) d’après la carte terrestre de l’époque dite «Table de Peutinger», le nom actuel de la ville dériverait du patronyme Vippiacum (domaine agricole).

Chaque année, le 23 juillet, a lieu une discrète commémoration, celle de la mort de Philippe Pétain. Elle ne se passe ni à Cauchy-à-la-Tour, sa commune de naissance dans le Pas-de-­Calais, ni à l’île d’Yeu, où il est mort et enterré après avoir passé six années en prison. Cette messe de souvenir a lieu à l’église Saint-Louis de Vichy. Car, dans l’inconscient collectif, la ville est toujours associée à cette page de notre histoire : les années 1940 à 1944, au cours desquelles l’État français fit de la ville la capitale d’une France réduite à la portion congrue par l’occupant allemand : la zone non-occupée, puis la zone sud quand, en 1942, l’armée allemande s’approprie le nord. Le destin de Vichy prend un tour inattendu en 1940. Jusque-là, la ville doit sa réputation à ses seules eaux thermales. En effet, sous le règne de Louis XIV, Madame de Sévigné venait déjà y soigner son arthrose avec succès. Au tournant du XIXe siècle, la réputation de la station s’amplifie avec la présence de ­Letizia Bonaparte, mère de l’empereur Napoléon, et, sous le Second Empire, celle de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie. ­Napoléon III aime tellement cette ville qu’il s’y fait construire plusieurs villégiatures, des chalets dans le style alpin lui rappelant sa jeunesse d’exilé en Suisse, à Arenenberg. Pour Vichy commence alors un long règne. Son urbanisme est entièrement revu pour en faire la « reine des villes d’eaux ». Un casino, une église, un hall des sources, des thermes, des villas éclectiques et de grands hôtels aujourd’hui un peu désuets que pour notre part nous avons eu la chance d’y résider le temps très court d’un week end et parce qu’elle était une étape sur notre trajet de retour vers notre ville d’adoption, Sète. Nous avons découvert une ville pas si endormie que nous l’imaginions mais qui ressemble par son architecture singulièrement à Biarritz avec la différence qu’elle est traversée par l’Allier au lieu d’être bordée par l’océan atlantique.

Extrait paru dans le quotidien local

Ce « dernier palace à l’ancienne » où tout de même le confort est actuel, est situé au centre, près du magnifique opéra de Vichy tout d’or vêtu qu’on n’a fait qu’entrevoir malheureusement, pour me permettre de faire des clichés de la salle.

Ci-dessous un florilège des photos que nous a inspirées cette belle pas si endormie où les touristes font nombre.

A lui seul, le style décoratif unique de Rudnicki, les teintes ivoire et or de l’Opéra de Vichy composent un édifice Art nouveau remarquable.

Manifestement le temps nous a manqué pour visiter cette si belle ville; cependant nous avons pu faire une balade en bateau le long de l’Allier qui borde la capitale du département.

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